> Panel de flash'coms 2

Panel de Flash’coms 2 (Mercredi 8 octobre 2014 )

Socialisation langagière en contextes plurilingues

Animatrice : C. Cohen

 

Saulge TATY

Professeur des écoles, enseignant en UPE2A

Pour une approche didactique renouvelée du Français Langue de Scolarisation - de la langue d’origine à la langue française : bâtir un pont entre deux rives

Cette intervention concerne un travail de recherche effectué dans le cadre d’un master 2 de Sciences du Langage sur l’enseignement-apprentissage de la langue française dans l’enseignement primaire au sein d’un dispositif UPE2A d’accueil d’élèves non-francophones de l’Education Nationale. Le contexte de ce travail est circonscrit à un groupe de trois jeunes élèves âgés entre six et sept ans d’origines linguistiques différentes scolarisés dans une école élémentaire de l’ouest-lyonnais. Dans une approche de type recherche-action, cette étude cherche à répondre à une problématique interrogeant certaines postures produites par les apprenants lors d’activités d’oral favorisant les interactions entre élèves et les replaçant au cœur des apprentissages mais nécessitant aussi un repositionnement pédagogique de la part de l’enseignant.

 

Maria Angela CAPOSSELA

Membre fondateur de l'association Tada!

Tada va à l'école... L'accueil des langues du point de vue des familles

Tada! est une association pour la transmission des langues familiales qui rêve d'un autre accueil des langues familiales dans les écoles. Parfois la condition des enfants appartenant à plusieurs langues et cultures est appréhendée comme une "richesse". Mais souvent cette richesse ne trouve de place que dans le RASED, un dispositif pour les élèves en difficulté. Tada! est en train d'explorer les portes d'entrée au niveau institutionnel pour proposer des activités d'éveil aux langues conçues et organisées par la collaboration conjointe entre parents, école, chercheurs et artistes.

 

Lucie Mirabello

  Professeure des Ecoles Maitre Formateur

& Antoine Chareyre

  Maitre Plus Lyon-Duchère

 « Fête des langues, faites des langues  à la Duchère »

 Langues d’or(igine), une passerelle possible entre l’école et les parents

Dans le quartier de la Duchère, une enquête a montré qu’environ 50 langues différentes étaient parlées. Ce constat a conduit à chercher un moyen de valoriser les langues pratiquées par les élèves et à mettre ainsi cette connaissance en valeur, pour en faire un avantage plutôt qu’un handicap. La « Fête des langues » est l’un de ces moyens. En dehors de la fête des langues, et des quelques séances la préparant, que fait-on à l'école pour que ce plurilinguisme soit vécu comme une richesse plutôt que comme un handicap ? Il faut ainsi se poser la question des conséquences positives et/ou négatives sur les apprentissages de cette moindre immersion dans la langue française. Que font les enseignants pour répondre à cette question ? Se la posent-ils au moins, sans se retrancher derrière la soi-disant pauvreté culturelle des familles ou le supposé désinvestissement des parents ? Ce serait bien que l'or ne se transforme pas en plomb pour les nombreux élèves concernés.

 

Virginie Picardat Kremp

Enseignante de FLE pour adultes

Directrice des éditions multilingues Migrilude, Canton du Jura Suisse

Quelle place l'école maternelle accorde-t-elle aux langues autres que le français ?

Dans le domaine du Français Langue de Scolarisation, des enfants allophones et des UPE2A, nous nous intéressons spécifiquement aux enfants allophones de l'école maternelle pour lesquels aucun dispositif particulier n'est prévu, contrairement aux UPE2A de l'école primaire. Nous menons une recherche qualitative de master 2 qui s'inscrit dans le cadre de la sociolinguistique, au cours de laquelle nous interrogeons des acteurs scolaires (enseignants, inspecteur d'Académie et conseiller pédagogique) en Franche-Comté sur la place des langues à l'école. Nous présenterons les premiers résultats issus d'analyses de contenu qui permettent de dégager les représentations des acteurs sur les différences linguistiques des élèves. Nous verrons comment ces dernières influent sur leur mission, leur métier et leurs pratiques.

 

 

 Retour programme

 

 

 

 

Personnes connectées : 1