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Programme du séminaire de septembre 2013 à juin 2014

 

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25 septembre 2013

  • Jean Luc VIDALENC,  Professeur des écoles à Rillieux-la-Pape (69)  

Plurilinguisme :  vignettes du terrain en éducation prioritaire Diaporama

À travers quelques vignettes présentant des élèves d'une école de la ville nouvelle de Rillieux-la-­pape, je propose d'illustrer comment le plurilinguisme des familles immigrées de 1°, 2° et 3° génération a un impact sur les compétences de langage des élèves d'aujourd'hui et comment les institutions peuvent ou non prendre en compte ces données pour améliorer la réussite scolaire et l'accueil de cette population dans notre société.

 

  • Marie-­Odile  MAIRE-­SANDOZ, Chargée d'Etude et de Recherche, Centre Alain Savary -­ Institut Français  de l'Education

Présentation du Centre Alain Savary et des actions ciblées "Plurilinguisme et éducation prioritaire" en collaboration avec  le laboratoire ICAR

 

6 novembre 2013

  • Gail  PRASAD, Doctorante de l'Université de Toronto, Canada    

Nous sommes tous plurilingues! Quand des élèves culturellement et linguistiquement divers à Toronto s’engagent  comme co-­chercheurs dans leurs pratiques plurilingues    Diaporama

Cette communication s'appuie sur une enquête qualitative comparative en cours, guidée par la question suivante : comment les élèves culturellement et linguistiquement diversifiés (CLD) conceptualisent­‐ils leurs plurilinguismes dans les écoles anglophones, les écoles d’immersion et celles de langue française? Inspirée par la notion de Lahire de “l’homme pluriel” (2011) et des études de croissance sur le plurilinguisme dans les écoles (Coste, 2005; Dagenais & Moore, 2008; Garcia, Barlett, et Kleifgen, 2007; Gérin‐Lajoie, 2008 ; Moore 2006, Zarate, Lévy, et Kramsch, 2008), cette enquête vise à engager les enfants en tant que co‐chercheurs de leurs plurilinguismes. Au cours d’une intervention de 10 semaines dans 4 écoles anglophones et francophones à Toronto, les élèves de chaque établissement scolaire documentent leurs expériences plurilingues et pluriculturelles. En s'appuyant sur les techniques réflexives de dessin, d’écriture créative et de collage (Butler-­Kisber, 2010), les étudiants représentent leurs plurilinguismes en créant  des “identity texts” (Cummins & Early  2011). Comme cette enquête privilégie la voix des enfants (Albanese,  2009 ; Freeman & Mathison, 2009), des techniques  inspirées par les arts sont utilisées afin de permettre aux enfants d’exprimer leurs points de vue, sans être limités à la langue d'enseignement  (Molinié, 2009 ; Auger, 2010).       

 

4 décembre 2013    

  • Jean‐Noël BRENEY, Conseiller Pédagogique & Cécile AUTIN, Professeure d’école EMILE au groupe scolaire Pierre Vincent à Alissas  (Ardèche ‐ Académie de Grenoble)

L'Enseignement  de  Matières par  l’Intégration d’une Langue Etrangère (EMILE) à l’école primaire, récit d’une implantation en Ardèche    Diaporama

À la rentrée 2012 une classe EMILE a vu le jour à Alissas, commune ardéchoise de 1500 habitants. Cette implantation d’un Enseignement de Matières par l’Intégration d’une Langue Etrangère est le fruit d’un travail collaboratif qui a  permis de mettre à jour quelques prérequis  indispensables à la réussite de ce genre de projet dans le contexte du système éducatif français. Notre rencontre du 4 décembre sera  l’occasion  de parcourir certains d’entre eux comme la prise en compte du contexte local, le recrutement et la formation des enseignants, le temps d’enseignement en langue cible ainsi que les matières supports et l’évaluation. Nous évoquerons  aussi les différents points  de  vue exprimés  par  les acteurs  concernés  après  cette 2ème  rentrée, le lien avec le collège et enfin les perspectives à donner à l’EMILE.  

 

15 janvier 2014  

  •  Khadija HASSALA,  Université  SMBA  Faculté  des  LSH  Dhar  Mahraz  Fès,  Maroc  

Le  conte, outil d’apprentissage  du  Français  dans  un  contexte  multilingue.  Cas  des  classes   primaires  et  secondaires  à  Taounate  et  Sefrou  (Maroc)

Il s’agit, dans cette communication, d’une réflexion sur le rôle du conte dans l’enseignement du Français dans  un contexte multilingue. En dépit  de son  importance, la culture orale est souvent négligée dans l’enseignement des langues au profit de l’écrit. Je poserai la question comment le conte favoriserait‐il la construction d’une compétence plurilingue? Les éléments de réponse à cette question seront étayés à travers la présentation d’une expérience menée sur le terrain en 2012‐2013 dans des écoles de deux régions rurales : Taounate et Sefrou (centre nord du Maroc).  

 

5 février 2014  

  •  Sharon  NORLANDER,  Enseignante  en  classe  d’immersion et chargée  du   recrutement  à  Normandale  French  Immersion  School  à  Edina,  Minnesota,  US 

Présentation  du  programme  d’immersion  de  l’école  Normandale  

L’école Normandale enseigne la langue française en immersion. La plupart des élèves de l’école ne parlent pas le Français à  la maison, ils arrivent dans cette école publique (par  choix) à l’âge de 5 ans sans parler un mot de français. Toutes les disciplines sont enseignées en français et de ce fait les élèves apprennent le Français tout au long  de  la  journée. Au milieu de leur deuxième année, ils s’engagent à ne parler qu’en français dans la salle de classe. Les élèves apprennent à lire et écrire en français avant  d’apprendre  à  lire  et  écrire dans  leur langue maternelle. La méthode d’immersion est très développée au Canada. Le programme d’immersion à Edina fonctionne depuis  1992.  

 

  • Nathalie  BLANC, Maître  de  Conférences en Sciences  de  lEducation, Espé  Lyon 1 ICAR et Simon  GABILLET,étudiant Master  2  MEEF  Education  et  Langage,  ISPEF  Université  Lyon  2 

Analyse dun corpus vidéo  dinteractions  entre  pairs  en  classe  de  sciences  à  lécole Normandale 

Un corpus d’enregistrement vidéo a été recueilli en novembre 2011 dans une classe de 4 ème année  de l’école primaire Normandale, dans le cadre d’une séquence de sciences visant à  enseigner le processus d’ingénierie à partir de  la construction d’un  circuit électrique  et d’un  dispositif pédagogique  basé  essentiellement  sur  le travail de  groupe. Nous proposerons quelques éléments d’analyse d’extraits vidéo montrant les actions et les interactions entre  élèves pendant  le  travail coopératif  de  réalisation  de  la  tâche scientifique, en langue seconde.

 

19 mars 2014  

  • Sylvie  WHARTON,  Professeure  en  Sciences  du  Langage,  Laboratoire  Parole  &  Langage  Aix-Marseille  Université  et  CNRS

Grandir  avec-­dans  plusieurs  langues-­cultures  :  de  la  dissonance  à  la  résonance

Il n’est pas si loin le temps où certains pensaient que les enfants en contact avec plusieurs langues et rencontrant des difficultés scolaires et/ou langagières souffraient  de  maladie ou de désordre mental. Depuis, après que Peal & Lambert (1972) aient ouvert la voie, de nombreux travaux ont montré combien les conditions sociales et affectives étaient importantes  pour  expliquer l’émergence de  compétences  bi‐plurilingues dites « équilibrées ». De  son côté, Cummins,  dès  ses  premiers  travaux  dans les années 80, a insisté  sur  le  rôle  de  la  L1 (on  pourrait dire maintenant  la  langue  de  première  socialisation)  dans ce processus. Hamers & Blanc, alors, synthétisèrent tout ceci dans un «  modèle socio-­‐cognitif du  bilinguisme  », qui s’articule à la fois sur la valorisation des langues de l’enfant et sur  l’extension  de  leur usage. J’évoquerai alors les modèles explicatifs récents qui  tentent d’avancer un modèle de développement plurilingue en intégrant dans leur vision l’usage des langues et du langage, et non seulement la fameuse « boite noire ». Ceci me permettra ensuite d’illustrer mon propos, grâce à des extraits de séances de classe, sur une didactique résonante qui vise à faire entrer les  langues en  résonance.  

 

  • Cynthia FRENET,  Chargée  dEtudes,  Centre  Alain  Savary    Institut  Français  de lEducation,  ENS  Lyon  

Les  classes bilingues «  français  –  créole  »  au  premier degré dans l’académie de Guadeloupe :  Du  projet  à  sa mise  en  œuvre  en  circonscription 

À la rentrée 2012, deux classes bilingues d’école élémentaire ont été créées dans l’Académie de la Guadeloupe pour une durée de 3 ans. S’appuyant sur le B.O n°32 du 8 sept. 2011 cet enseignement bilingue français-­‐langue régionale se fonde sur la présence de la langue dans l’environnement de l’élève. L’objectif premier est de permettre  aux  élèves,  par  une pratique plus  intensive de la  langue régionale au travers  d’un  horaire renforcé et d’un enseignement dans la langue régionale, d’atteindre un niveau de communication et d’expression orale et écrite plus performant, et de s’ouvrir aux divers aspects des réalités culturelles véhiculées par cette  langue.  Cette présentation  abordera en particulier les questions liées à la mise en œuvre et au suivi du  projet en circonscription en relation avec les éléments de  contexte. Une actualité et des perspectives du projet concluront ce bref panorama. 

 

 23 avril 2014  

  • Emmanuelle   CANUT,  Maître  de   Conférences  HDR   en   Sciences  du   Langage  Université   de Lorraine  ­‐  ATILF  CNRS  

Apprendre à parler dans une ou plusieurs langues  :  une approche linguistique de l’acquisition

En situant notre réflexion dans le champ des recherches sur l’acquisition du langage dans un cadre socio-­interactionniste, nous aborderons la question des processus en jeu dans l’apprentissage des langues, en  particulier l’articulation entre L1 et L2. Dans ce cadre, nous nous intéresserons aux modalités d’interaction  langagière  qui permettent un apprentissage du fonctionnement linguistique de la  langue cible, afin de  mieux  comprendre  les réussites  ou  les  limites  de  certaines pratiques  enseignantes.  

 

  • Gabriela  Steffen,  ELCF,  Université  de  Genève  et  IUKB,  Sion

Construction  intégrée  des  savoirs  en  DNL  par  la  mobilisation  des  ressources  bilingues 

Bibliographie

Je propose de montrer comment langues et disciplines s’articulent et comment l’apprentissage des savoirs en disciplines dites non linguistiques ou DNL (histoire, physique, mathématiques etc.) et des savoirs linguistiques (en L2  +  L1) s’intègrent dans les pratiques discursives en classe bilingue. Des extraits d’interactions en classe me permettent d’illustrer comment la mobilisation des ressources bilingues et l’alternance en classe, ainsi que le travail intégré des savoirs donnent lieu à un travail riche et approfondi sur les DNL. Pour cela, j’adopte une perspective des disciplines et de la didactique du plurilinguisme.

 

25 juin 2014  

  • María Soledad Pérez López,  Enseignante‐chercheure - Université  Pédagogique du Mexique

Langues,  communication  et  cultures  :  des  programmes  pour  les  langues  du  Mexique

La mise en place de législations qui donnent aux langues indigènes du Mexique le statut de langues nationales au même  titre que l’espagnol  (2005), a obligé à mettre en place des dispositifs d’enseignement de ces langues à tous publics. La question du développement de programmes et matériaux s’est posée, sans que l’on puisse compter, pour un  grand  nombre  d’entre  elles, sur des  antécédents  d’enseignement  et  parfois  même sans  études linguistiques et communicatives et encore moins sur des registres standardisés. Nous avons eu recours au CECRL mais tout en envisageant une série d’interrogations  : Comment faire pour ne pas simplement transposer des fonctions communicatives proposées pour d’autres langues? Comment aborder la variation dialectale? Qui serait notre  public visé  et  quelles seraient  leurs difficultés sur le chemin de l’appropriation de ces langues? Comment avoir une vision ouverte à la différence de traditions communicatives? Comment concilier tradition  et modernité pour permettre aux apprenants d’exprimer aussi leur réalité dans la langue-­‐objet ? Ces sont les questions que  nous proposons d’aborder à partir du chemin parcouru en trois années  de travail avec des locuteurs de ces langues. 

 

  • Alejandra  Vergara,  Doctorante Laboratoire  ICAR 

Enseignement    d’une langue   minoritaire  dans  un  contexte   urbain  à  des  adultes  :  l’immersion  comme proposition  didactique  pour  le  cas  du  mapudungun

La  situation sociolinguistique du Chili, historiquement marquée par un  processus de glottophagie  (Calvet, 1999), place actuellement le mapundungun parmi les langues originaires minorisées de cet Etat-­‐Nation officiellement monolingue (espagnol). Le statut de cette langue et l’abandon progressif de sa transmission intergénérationnelle posent ainsi la question de son enseignement au sein de mouvements politiques de « ré­ethnification » (Catrileo, 2007). Dans cette communication, nous présenterons une analyse de situations d’enseignement/apprentissage du mapudungun pour un public adulte dans un contexte immersif. À partir d’une observation participante nous tentons de comprendre  quels  peuvent  être  les  atouts  et  les  difficultés pour l’enseignement  de cette langue : Comment les expériences didactiques peuvent être efficaces pour la «revitalisation» d’une langue en danger comme le mapudungun?  Comment et qu’apprend-­‐on dans des situations d’enseignement de cette langue? Est-­il nécessaire d’évoquer l’intérêt potentiel de l’adaptation de modèles d’enseignement de  « langues  étrangères »? Ou bien faut‐il chercher de nouvelles perspectives ? Tout en tenant compte des caractéristiques de ce contexte à  l’échelle macro‐sociale, l’analyse sera notamment conduite à partir d’extraits vidéo d’une séance de cours de mapudungun en contexte  immersif.

 

  • Bénédicte  Pivot,  Docteure en sciences du langage, Laboratoire  DDL, Enseignante de FLE à l’Université Catholique  de  Lyon  

Quand la revitalisation des langues post‐vernaculaires nous invite à penser leur didactique  

Ma  récente  recherche  doctorale  sur  la  revitalisation  de  langues  (très)  en  danger m’a  amenée à questionner l’usage et les fonctions de ces langues au sein des communautés et les objectifs poursuivis pour la revitalisation quand celle‐ci se dessinait dans le cadre scolaire uniquement. Constatant que la fonction principale était démonstrative et non conversationnelle et que les objectifs ne visaient pas directement et explicitement à la revernacularisation  de  ces  angues,  j’ai  utilisé  la  notion  de postvernacularité  proposée  par Shandler (2006) pour analyser les situations sociolinguistiques de revitalisation  et  les propositions d’enseignement. Cette  notion  permet de questionner les approches et les représentations  relatives à l’enseignement des  langues en danger, comme le francoprovençal en France, qui ne peut être conçu sur les modèles existants où les langues sont  abordées comme des médiums de communication usuelle et d’ouvrir une réflexion sur la nécessité d’une didactique  appropriée.  

 

 

 

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